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Sonko secoue l’administration…au Sénégal

Malgré la période électorale en cours, Ousmane Sonko demeure au centre de l’attention médiatique. Le leader de l’ancien Parti des Patriotes Africains du Sénégal pour le Travail, l’Éthique et la Fraternité (PASTEF) continue d’alimenter les discussions. Son entrée en politique a révélé de nombreuses failles dans le système administratif sénégalais. Si les autorités ne tirent pas les leçons de ces révélations, leur chute pourrait être inévitable. L’État sénégalais laisse passer des événements très sérieux. Depuis l’émergence du maire de Ziguinchor sur la scène politique, l’administration sénégalaise semble perdre de sa crédibilité à chaque action posée par Ousmane Sonko. Cette tendance est confirmée par la récente circulation sur les réseaux sociaux d’un document authentique provenant de l’administration pénitentiaire. Ce courrier confidentiel alertait le ministère de la Justice sur l’état de santé préoccupant d’Ousmane Sonko. Cette révélation a le Procureur de la République à annoncer l’ouverture d’une enquête pour établir les responsabilités. Cependant, les dommages sont déjà faits, le document mettant au jour ce que les autorités auraient préféré garder caché. Face à cela, certains citoyens critiquent ouvertement l’État.

Cette situation soulève des questions parmi les Sénégalais. Cependant, il est peu probable qu’ils obtiennent des réponses, car cette affaire démontre à quel point notre administration est vulnérable. Tout semble transpirer, et cela ne semble choquer personne. Sonko semble avoir accompli une chose : il a ouvert les yeux des autorités sur ces failles. Ce document de l’administration pénitentiaire n’est pas le premier à être divulgué publiquement. Depuis l’ascension de Sonko, il semble que des individus au sommet de l’État le renseignent, tout comme le président Macky Sall.

Détenant un rapport interne de la Gendarmerie nationale commandé par le général Jean-Baptiste Tine, qualifié de « soldat digne et loyal » à son serment, Ousmane Sonko avait dévoilé les allégations qu’il qualifie de « forfaitures » de l’ancien procureur Serigne Bassirou Gueye. Le chef des patriotes accusait ce dernier d’avoir falsifié, altéré, voire supprimé des éléments de l’enquête préliminaire dans l’affaire « Sweet Beauté ». Ces accusations ont été poussées à porter plainte devant la Cour suprême et l’Inspection générale des affaires judiciaires (IGAJ).

Ces révélations ont provoqué une vive réaction au sein de la gendarmerie, beaucoup se demandant d’où venait un tel rapport. Mais Sonko n’est pas le seul à être sous surveillance. Un message codé de la Police a circulé sur les réseaux sociaux, évoquant la date probable de l’audition d’Ousmane Sonko. Ce message utilisait le nom de code « Oscar Sierra » pour désigner cet homme, nécessitant une alerte du personnel maximal du Groupe opérationnel de Dakar du Groupement mobile d’intervention (GMI). Or, Oscar Sierra correspond aux initiales d’Ousmane Sonko. Et il est important de souligner que cela ne représente qu’une partie du problème.

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Cette situation devrait pousser les autorités à réagir rapidement. Dans le domaine du courrier administratif, le système datant de 1960 est toujours utilisé, alors que le monde évolue sans cesse. Les documents officiels continuent à suivre le même circuit archaïque. Il est impératif pour l’État de procéder à la numérisation complète de ces processus. Sinon, à quoi bon dépenser des milliards pour construire un Centre de données à Diamniadio (Data Center) ? À seulement quatre mois de la présidentielle, Macky Sall devrait sérieusement envisager de mettre fin à ces fuites d’informations confidentielles.

Quoi qu’il en soit, Sonko a mis en lumière les failles de l’État. Les autorités doivent en assumer les conséquences. Le Procureur doit identifier tout le circuit administratif qui aurait pu provoquer cette fuite et les traduire en justice. Faire de ces personnes un exemple permettra à l’État d’éviter de futurs problèmes. Même le renseignement sénégalais ne semble plus fiable. Beaucoup de choses leur ont échappé !

 

REDACTION/ SURLETERRAIN

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