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Pastef est un fantôme qui hante…Sonko en prison, Guy en « exil »

Ousmane Sonko pourrait se targuer d’un bilan remarquable. Il a fondé un parti politique d’envergure, se hissant au sommet en devenant l’opposant principal du Sénégal et un candidat potentiel à la présidence, bien avant le scrutin prévu le 25 février. 2024. Cependant, il faut admettre que c’est Ousmane Sonko lui-même qui a précipité sa propre chute et la destruction de tout ce qu’il avait construit. Son parti, désormais dissous, est devenu un spectre hantant l’esprit des politiciens. Ses partisans sont en fuite, et son lieutenant le plus fidèle, pouvant éventuellement le remplacer, s’est volontairement « exilé » en Europe. Quant à lui, il se trouve derrière les barreaux, très éloigné d’une possible victoire en 2024.

Ousmane Sonko est loin d’occuper la présidence du Sénégal en 2024. Malgré tout, ses avocats continuent de s’accrocher à l’espoir ténu alimenté par la CENA (Commission électorale nationale indépendante) et la Cour de Justice de la CEDEAO. Sonko nourrit l’espoir de revenir, mais il semble oublier que son parti a été dissous et que tous ses partisans sont en fuite ou emprisonnés.

Sonko est l’architecte de sa propre ruine, ayant compromis ses chances de devenir le prochain président du Sénégal. Il a agi avec maladresse, défiant ouvertement les institutions du pays. Pour quelqu’un aspirant à diriger le pays, menacer les hauts gradés de la police et de la gendarmerie ainsi que les magistrats était une démarche excessive. De plus, il a ignoré les appels à la paix des guides religieux en multipliant les appels à la violence.

Il est indéniable qu’Ousmane Sonko s’est lui-même brûlé les ailes. En prison, il paie aujourd’hui le prix de ses erreurs, abandonnées par la plupart de ses collaborateurs, certains derrière les barreaux et d’autres en fuite à l’étranger. Son principal espoir de remplacement, Guy Marius Sagna, a quitté le Sénégal depuis plus de deux mois pour s’engager dans la diaspora. Cependant, il semble ignorer que le poids de la diaspora sénégalaise dans les élections nationales est minime, avec seulement 250 000 électeurs, une fraction insignifiante comparée aux 7 millions d’inscrits sur les listes électorales.

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Au lieu de se battre au Sénégal pour la libération et la réhabilitation d’Ousmane Sonko, Guy Marius Sagna a préféré s’enrichir en Europe, sillonnant les grandes villes et collectant des fonds auprès de la diaspora sénégalaise. Aujourd’hui, Sonko est seul en prison, et ses avocats semblent avoir peu de chances de réussir, étant plus engagés dans le folklore politique que dans la défense juridique. Sonko a défié l’État, ses forces de l’ordre, son armée et ses magistrats, s’attirant l’hostilité de toutes les institutions du pays. Il a agi en amateur et a fourni lui-même les armes de sa propre chute. En conséquence, il est en prison et a perdu son éligibilité. Il ne sera pas candidat en 2024, une opportunité qu’il s’est lui-même ôtée.

Ousmane Sonko aurait pu s’inspirer de l’exemple de Me Abdoulaye Wade, qui, en tant que principal opposant sous le régime socialiste, a su manœuvrer habilement sans jamais défier ouvertement les institutions. C’est ainsi qu’il a finalement accédé au pouvoir.

khady Diop: surleterrain.net

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