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«Nous avons un dialogue politique…en panne» Alioune Tine

Alioune Tine du Think Thank Afrijacom Jom est formel sur les difficultés notées sur le calendrier électoral : «Nous avons un dialogue politique qui est en panne». IL était l’invité de iRadio hier, dimanche 24 avril, relativement sur le débat autour de l’organisation de ces joutes en décembre ou janvier, actuelle source de bras de fer entre la majorité et l’opposition.

Pour Alioune Tine, il est « hallucinant » que ce débat existe. « C’est totalement absurde par rapport aux défis auxquels nous sommes confrontés. Et le premier des défis est la crise des démocraties. Nous avons une véritable crise du suffrage universel». Face au journaliste Mamoudou Ibra Kane dans l’émission «Jury du dimanche», l’ancien président de la Raddho a rappelé que pour toutes les élections déroulées en Afrique de l’Ouest, les gens ne sont pas d’accord là-dessus.

«Et aujourd’hui, ce qui est grave, c’est que les gens gagnent avec 80 % au premier tour. C’est dire que nous sommes dans une crise extrêmement grave et le Sénégal doit réfléchir sur les pathologies de la démocratie. Il est très important, quand nous avons un calendrier électoral, de le respecter. La première des pathologies de la démocratie, c’est le non-respect du calendrier électoral. En réalité, les institutions ont failli», a-t-il affirmé.

Alioune Tine de relever par suite : «Nous avons besoin, après cette crise, de travailler sur une bonne analyse, sur les leçons à tirer. Et à partir de ce moment-là, d’avoir une transition pour refonder le Sénégal. Cette refondation permettra de régler cette crise. Nous avons un dialogue politique qui est en panne. Les causes profondes, c’est le système dans lequel nous sommes. Nous sommes dans une logique de ‘’pousse-toi que je m’y mette’’.

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Et quand cette logique est en panne et qui produit la violence et du non-sens, il faut s’asseoir et corriger cela». Le président d’Afrikajom Center fera remarquer dans la foulée : «On a pratiquement les mêmes problèmes dans toutes les alternances. Cela veut dire qu’on tourne en rond. Il y a non seulement une absence de projet de société, mais également absence de sens. Il faut qu’on soigne toutes les maladies.»

Pour lui, l’urgence, c’est une transition. «Ça veut dire qu’on organise des Assises, qu’on regarde ce qui ne va pas et qu’on essaie de soigner le Sénégal pour la durée. On est en train de s’enliser de plus en plus avec des questions de détail».

 M DIENG

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