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Macky Sall envisage un président intérimaire et provoque le flou constitutionnel

Dans un scénario politique aussi inédit qu’incertain, l’avenir politique du Sénégal semble s’envelopper d’un brouillard épais. Après que le dialogue national ait avancé la date du 2 juin pour la tenue de l’élection présidentielle, le président sortant, Macky Sall, a fait une déclaration surprise ce jeudi. Il a affirmé sa décision de quitter ses fonctions le 2 avril, et selon son « ami » Madiambal Diagne, il envisagerait même de saisir le Conseil constitutionnel pour demander l’installation d’un président par intérim.

L’expression « président intérimaire » prend une signification particulière, notamment puisqu’elle est avancée pour la première fois par un proche de Macky Sall. Cependant, le 22 février dernier, le président lui-même écartait toute idée de démission, réitérant son départ de la présidence de la République à la fin de son second mandat le 2 avril prochain.

Selon Madiambal Diagne, le président Sall prévoit de saisir le Conseil constitutionnel dès le 1er mars 2024 pour préciser son départ et demander l’installation d’un président intérimaire dès le 2 avril 2024. Cette décision, jugée irrévocable, ouvre la voie à des spéculations et des interrogations quant à la suite des événements.

Mais que se passera-t-il si une telle demande est faite ? Certains se demandent si le président de l’Assemblée nationale, le Dr Amadou Mame Diop, pourrait devenir le cinquième président de la République du Sénégal. Les experts juridiques sont divisés sur cette question.

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Un juriste, interrogé par Seneweb, précise que si le président quitte ses fonctions le 2 avril, il ne s’agit pas d’une vacance de pouvoir telle que prévue par la Constitution. En effet, l’article 39 de la charte fondamentale prévoit un intérim en cas de démission, d’empêchement ou de décès du président, attribuant ce rôle au président de l’Assemblée nationale.

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Cependant, du côté de la majorité présidentielle, une autre stratégie est évoquée. Il est suggéré que Macky Sall pourrait démissionner quelques jours avant la fin de son mandat, forçant ainsi le Conseil constitutionnel à constater la vacance du pouvoir et à installer le président de l’Assemblée nationale comme président par intérim.

Dans tous les cas, si l’on se fie aux informations relayées par la presse ce jeudi, Macky Sall semble prêt à toutes les éventualités, même à défier le Conseil constitutionnel s’il est confronté à une décision contraignante. La situation politique au Sénégal reste tendue, et l’avenir politique du pays est plus incertain que jamais.

source:seneweb

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