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La mort se banalise de plus en plus, attention ! (Par Kadior Cissé)

« Banaliser la mort c’est comme danser avec un cercueil », disait l’algérienne Khadidja Sohbi. La sacralité d’un cercueil ne souffre d’aucune contestation, en tout cas pour nous sénégalais. Ce n’est pas pour rien que des gens se tiennent debout dès qu’un cercueil passe. Force est de constater que la mort est de plus en plus banalisée au Sénégal et c’est un précédent dangereux pour notre sécurité.
Le militaire Didier Badji reste introuvable et le gendarme Fulbert Sambou lui, à été inhumé mardi dans une précipitation incompréhensible. Pour éviter l’autopsie, seul moyen d’éclairer la lanterne sur les circonstances de la mort « par noyade » de cet insulaire, les autorités avancent la thèse d’un corp en putréfaction. Un médecin à confié à un journal de la place qu’il était bien possible de faire cette autopsie. Alors ma question est de savoir qui dit vrai entre les autorités et le médecin? Je m’interrogerai également sur les raisons de cette précipitation d’enterrer Fulbert, malgré toute polémique qui a accompagné sa disparition? Deux forces de défenses et de sécurité, des insulaires de surcroît qui meurent par noyade, cela peut arriver peut être, mais que les circonstances de cette noyade soit édifiées. Avec la mort de Mankabou, on a voulu en vain nous faire gober la thèse du suicide. 14 personnes sont assassinés l’année dernière lors des manifestations, jusque-là aucune lumière sur ce scandale. Des personnes interpellées par les forces de l’ordre ont été nuitamment abandonnées à des endroits où tout pouvait leur arriver. C’est fou ce qu’on est entrain de banaliser la vie des sénégalais et tout le monde se tait en disait que cela n’arrive qu’aux autres. Croyait moi nul n’est à l’abri. Pour un oui ou pour un non, on se débarrasse des gens de la manière la plus atroce. Cela devient d’autant plus dangereux si ces actes sont soupçonnés d’être posés par ceux-là même qui sont sensés veiller sur la population.
Mettons de côté les discours partisans et regardons la réalité en face. L’heure est grave.

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