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Aminata Touré-la-track-fast-traquée !

En ce Nouvel an, depuis sept ans dix mois et pour la première fois, le chef de l’État Macky Sall vient de lancer des inspecteurs généraux d’État (IGE) aux trousses d’une personnalité politique de son parti. Les citoyens doivent féliciter et encourager une telle mesure, même si la mission est circonscrite uniquement à la gestion de Aminata Touré, présidente du Conseil économique, social, environnemental (CESE) en exercice pendant 18 mois du 14 mai 2019 au Premier novembre 2020.

Mieux, puisque la gestion de la dame pour une si courte période suscite suspicion et doutes, pourquoi pas alors ne pas étendre le champ d’investigation des enquêteurs dans ses gouvernances antérieures, notamment au ministère de la Justice, Garde des Sceaux, du 4 avril 2012 au Premier septembre 2014, et à la Primature, du Premier septembre 2013 au 6 juillet 2014 ?

Que, si des preuves tangibles de la culpabilité de celle qui avait envoyé Karim Meïssa Wade, Tahibou Ndiaye, Aïda Ndiongue en prison sont avérées, le dossier soit transmis immédiatement au tribunal pour que justice soit rendue, dans l’équité et la transparence.

Que la loi, générale et impersonnelle, s’applique dans toute sa rigueur, et que le peuple recouvre jusqu’au dernier centime ses biens injustement aliénés.

Monsieur le président de la République Macky Sall, même s’il est l’ordonnateur des missions, aussi le destinataire desdits rapports, n’a qu’une seule prérogative : transmettre le dossier à la justice pour une éventuelle poursuite ; le président de l’Alliance pour la République (APR) ne peut s’approprier un dossier de l’État pour en faire une arme de pression de dissuasion contre un adversaire politique. Toute marchandisation de la Justice dans ce cas, pour se permettre de “dialoguer” la reddition d’un coupable, serait une complicité de vol, de recel de malfaiteur.

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Qu’il soit ferme, le président Macky Sall, d’aller jusqu’au bout dans ce bras de fer contre Mimi directrice de campagne, Mimi-dépôt de déclaration du patrimoine de Macky Sall, président de la République, Mimi- parrainage, Mimi-défenseur attitré de son président, Mimi anti-corruption, Mimi-la-traque-traquée.

Ce faisant, Macky Sall aurait prouvé urbi et orbi que 2021 sera l’année des grandes ruptures, l’année de la moralisation des finances publiques, de la transparence, de la bonne gouvernance.

Sinon sa pression contre Aminata Touré risque d’être sans effet. Simplement parce que Mimi n’est pas vache pour se faire conduite docilement à l’abattoir : n’est-ce pas qu’elle avait prévenu Macky Sall qu’en “politique, l’ambition n’est pas un délit, au contraire. Dans un système concurrentiel, on ne reste pas assis à regarder passer les trains. Un politicien sans ambition, c’est un politicien qui ne vous dit pas la vérité. ( . . .) elle (l’ambition) est le signe qu’on souhaite passer à une étape ultérieure pour être encore plus utile au pays”.

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