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Sénégal: le dialogue politique sera organisé par une personnalité «neutre»

Au Sénégal, un premier pas a été fait ce jeudi vers le dialogue politique. Dialogue voulu par le président Macky Sall, mais que l’opposition rejetait, car elle refusait que les discussions soient organisées par le ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye. Elle a finalement eu gain de cause puisque la majorité a finalement accepté qu’une personnalité « neutre » soit désignée pour mener ce dialogue.

C’est un premier pas, une première étape qui permet de relancer un processus qui était au point mort. La majorité, longtemps opposée à la désignation d’une personnalité indépendante, a donc finalement cédé à cette exigence de l’opposition.

« Nous acceptons une personnalité neutre, cela ne nous gêne pas » a déclaré Cheikh Sarr, le représentant de la majorité. « L’essentiel, c’est de pouvoir discuter des questions de fond et d’aboutir à un consensus. »

Un consensus à trouver

L’opposition a salué cette décision de la majorité mais estime que « c’est la seule voie possible vers le consensus ». Moctar Sourang, le coordinateur du FRN, le Front de Résistance Nationale, souligne en effet que « le président est acteur, président d’un parti » et surtout qu’il a « depuis 7 ans, arbitré dans le sens des intérêts de de son parti et il faut arrêter ça ». L’opposant ajoute qu’il ne s’agit pas de « quémander », mais de « discuter sur tout ce qui touche aux élections ».

Grand absent de ce front politique de l’opposition, le PDS. Abdoulaye Wade exige la révision du procès de son fils Karim et la libération de Khalifa Sall avant d’engager tout dialogue. La majorité a néanmoins réitéré son appel à l’ex-président. « C’est véritablement un appel solennel, un appel patriotique que je lance au président Wade et au PDS de venir avec tous les acteurs, travailler autour de ce dialogue politique », lance ainsi Cheikh Sarr.

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Toujours dans cette volonté d’apaisement, la majorité a demandé aux opposants de proposer des personnalités qui pourraient mener le dialogue. Reste donc à trouver un premier consensus sur ce point. Avant de s’accorder sur les thèmes qui seront discutés. Sont évoqués l’organisation de la présidentielle de février dernier, le code électoral ou encore la date des prochains scrutins locaux.

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