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Cour d’Appel de Monaco: Karim Wade conforté dans ses droits

Lundi 7 janvier 2019, la Cour d’appel de Monaco a, encore, débouté l’Etat du Sénégal dans le dossier Karim Wade. La demande de confiscation des sommes saisies des comptes bancaires de l’ancien ministre logés dans la principauté a été définitivement rejetée. Les avocats de Karim Meïssa Wade, dans une note transmise à la presse, souligne: » l’Etat du Sénégal invoquait l’arrêt du 23 mars 2015 de la Crei, juridiction d’exception supprimée depuis trente ans et réactivée en violation de la Constitution, par un simple décret présidentiel dans le seul but de condamner Karim Wade pour tenter de lui interdire d’être candidat à l’élection présidentielle. Cet arrêt a été rendu au terme d’un procès qui comportait d’innombrables et graves irrégularités et qui violait les principes fondamentaux de la procédure pénale, notamment la présomption d’innocence, les droits de la défense et le droit à un procès équitable. La Crei, juridiction instrumentalisée à des fins politiques, se mettait à l’écart des grands principes de droit qui sont proclamés par la communauté internationale et que le Sénégal s’est engagé à respecter par la signature de traités. » Le pool de conseils du fils d’Abdoulaye Wade d’ajouter: » c’est un nouveau camouflet qui s’ajoute aux désaveux que le pouvoir politique sénégalais ne cesse de subir dans toutes les procédures menées hors du Sénégal, notamment le classement sans suite de la plainte déposée par l’Etat du Sénégal à Paris contre Karim Wade ; les condamnations du Sénégal par la Cour de justice de la Cedeao ; la déclaration solennelle du groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire constatant le caractère inéquitable du procès et affirmant le caractère arbitraire de la détention de Karim Wade ; le refus de confiscation opposé par le tribunal correctionnel de Paris puis par la Cour d’appel de Paris ; tout récemment, la décision du Conseil des droits de l’homme des Nations unies constatant que l’arrêt de la Crei viole le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, Karim n’ayant pu faire réexaminer la déclaration de sa culpabilité et sa condamnation par une juridiction supérieure et ordonnant que l’Etat du Sénégal fasse procéder à ce réexamen… »

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